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Culture skate à Bordeaux – Les bons plans de Léo Valls

Depuis plusieurs années, Bordeaux Métropole connaît une mue en termes de pratiques sportives urbaines. Le skateboard occupe aujourd’hui une place prépondérante, dans un espace public partagé. Léo Valls, skateur professionnel, nous livre sa vision et ses bons plans.

par Laurent Brun

le 14/11/2019

@BRUNLaurent2013

Léo Valls est l’un des plus illustres ambassadeurs du skate urbain à Bordeaux. À travers la pratique d’un skate exclusivement urbaine, ce professionnel de la discipline incarne et promeut, à travers le monde, le renouveau d’une ville et d’une métropole désormais référence en la matière. Liberté, créativité, esthétisme, respect et dialogue sont au programme d’une démarche atypique…

Photo : David Manaud

Léo, présentez-vous, en quelques mots…

Je m’appelle Léo Valls, j’ai 33 ans et je suis né à Bordeaux. Je fais du skateboard depuis vingt ans, j’en vis à temps plein depuis dix ans. J’ai une pratique du skate qui est 100 % urbaine ; je ne fais pas de compétition. Elle est basée sur une démarche culturelle, sociale, voire artistique. L’expérience, la sensation, le style, l’image, le voyage et l’esthétisme sont l’essence même de cette pratique libre.

Le skate urbain, c’est quoi exactement ?

Pour moi, c’est la liberté de pouvoir jouer, explorer la ville, créer… et celle de ne pas forcément avoir de règles ! L’idée, c’est vraiment de développer sa propre identité, son propre style. Et on peut être qui on veut, dans le skate… Depuis l’adolescence, ça m’a ouvert au voyage, ce qui m’a amené à vivre au Japon, et aux États-Unis pendant cinq ans ; San Francisco et Los Angeles sont des villes où cette pratique est née…

Le skate, c’est un partage multiculturel et, avant tout, une grande communauté et une vraie école de la vie.

DC Shoes, le sponsor de chaussures de Léo Valls, vient de produire un documentaire de vingt minutes sur le skate à Bordeaux : DC Shoes : Skate urbanisme - Yours For The Taking – Leo Valls. Projeté avec succès en avant-première au CAPC le 28 septembre 2019, il va être traduit en quatre langues et diffusé sur des réseaux internationaux. Léo Valls l'a présenté à Los Angeles le 5 octobre 2019.

Photo : David Manaud

Et à Bordeaux, le skate, ça représente quoi ?

J’ai grandi à Bordeaux. J’ai vécu l’évolution de la ville dans les années 1990, les grands travaux des années 2000 et j’ai vu, aussi, celle du skate ici. À quel point ça a gagné en popularité et comment ça s’est démocratisé ; comme une pratique beaucoup plus inclusive et familiale. À l’époque, c’était quelque chose de plus rebelle et clanique, mais aujourd’hui, le skate trouve petit à petit sa place en ville.

Quels sont les meilleurs endroits pour skater dans Bordeaux et la métropole ?

C’est tout ce qui est urbain… tout ce qui roule ! L’idée, c’est justement de jouer avec ce qui ne va pas forcément être fait pour, de détourner la fonction primaire d’un objet de mobilier urbain public, et d’en faire quelque chose de créatif. Et le but ultime, c’est effectivement de produire des images. L’image est extrêmement importante, notamment avec les réseaux sociaux et leur puissance. Les gens communiquent désormais beaucoup à travers cette passion, et sur le patrimoine de leur ville.

Photo : David Manaud

Quels sont vos lieux de skate préférés à Bordeaux ?

J’aime beaucoup les grandes places du centre-ville : la place Pey-Berland, le Parvis des Droits de l’Homme… Le quartier Mériadeck, les quais de Bordeaux, le skatepark aux Chartrons, le Miroir d’eau, aussi… Sachant qu’on a la chance d’avoir le Skatepark du Hangar Darwin, qui est le seul parc couvert de la ville. Il nous permet de pratiquer quand il pleut ; parce que le skate sous la pluie, ça glisse et ça ne marche pas !

Il y a donc un véritable esprit skate sur la métropole…

On se rend compte qu’aujourd’hui, sur Bordeaux, on a une vraie communauté skate. Le magazine national SuGar est basé sur place, plusieurs magasins et équipementiers spécialisés y sont aussi, dont la marque internationale que je représente : Magenta. Il y a des installations, des photographes spécialisés, des skateurs pros, qui sont dans une pratique compétitive ou dans une pratique libre. Il y a donc une vraie émulsion. De plus en plus de gens s’y mettent : des tout petits aux quinquagénaires !

Photo : David Manaud

Comment s’initier au skate à Bordeaux, et où ?

Pour s’initier, on a de grands espaces roulables à Bordeaux… De fait, aller sur les quais à la rencontre des skateurs peut être une première approche. Ces derniers sont en général très ouverts et aiment les discussions spontanées. Il ne faut donc pas hésiter à venir nous demander conseil ! On s’entraide beaucoup, on se refile du matériel, et je suis très content de voir que ce renouveau, avec cette inclusivité, fasse en sorte qu’énormément de filles s’y mettent… Sachant qu’il y a aussi des associations qui donnent des cours, y compris à de jeunes enfants, comme Board-o. C’est facile à trouver.

Depuis combien de temps le skate urbain s’est-il féminisé ?

Depuis une dizaine d’années, avec une recrudescence lors des dernières. Par exemple, Marion Etcheparre, âgée de 15 ans, organise des sorties en skate tous les dimanches (Girl Sess à Darwin), qui réunissent une cinquantaine de skateuses. En général, elles commencent vers la place de la Bourse, puis se baladent et font un circuit dans l’espace public.

Photo : David Manaud

À combien estimez-vous le nombre de skateurs ?

À 15 000 sur Bordeaux et à 35 000 pratiquants occasionnels sur la métropole ! Et ça se voit : si l’on se pose sur un banc, sur les quais, un samedi, les skateurs défilent toute la journée...

Quels sont vos skate-shops préférés ?

Je suis affilié à Riot Skateshop (81 Quais des Chartrons) depuis les débuts de l’enseigne, il y a une quinzaine d’années. C’est l’un des plus grands magasins de skate en Europe, très proche de la communauté skate. Il aide beaucoup à développer et à mettre en place des événements.

Il y a aussi Sirop d’Érable Skateshop, Cours d’Alsace-et-Lorraine, qui est un magasin assez pointu.

Photo : David Manaud

Et vos adresses préférées pour manger à Bordeaux ?

J’aime beaucoup Wok Way, qui est un restaurant chinois qui fait ses propres nouilles ; il se trouve 12 rue Paul Louis Lande. Le Molly Malone’s, au 83 Quais des Chartrons – en face du skatepark –, aussi, où l’on est toujours très bien accueilli. Et l’Épicerie Bordelaise, qui est un super lieu, au 14 rue Ravez.

Participez-vous à des festivals ?

Durant la saison culturelle, je participe à beaucoup événements municipaux, et à des expositions effectuées avec le CAPC et Arc en rêve, notamment, dont celle intitulée Landskating anywhere, qui a été un gros coup de pouce pour la culture skate à Bordeaux. Il y a aussi des « apéro-skate », à Darwin. Tout cela permet de favoriser la cohésion sociale, les rencontres, le sport, la culture, et les déplacements écologiques, par le biais du skate. Mettre en avant le patrimoine de la ville, également, par celui de l’image : de la photo, la vidéo. Tout au long de l’été, j’ai vu des skateurs du monde entier venir exprès à Bordeaux pour skater…

Photo : David Manaud

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