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Rooftops, tours et belvédères – Les plus beaux panoramas sur Bordeaux

À la recherche du plus beau panorama sur Bordeaux, on vous envoie en l’air pour prendre de la hauteur. Mission pas simple dans une ville toute plate qui culmine à 20 mètres. Et pourtant, il y a largement de quoi grimper au septième ciel pour voir la ville d’en haut. Rooftops, tours ou belvédères, voici notre tour d’horizon des meilleurs endroits pour un premier rendez-vous en amoureux ou pour découvrir les formes urbanistiques, des plus anciennes aux plus récentes, d’une perspective originale.

par Jean-Luc Eluard

le 03/07/2019

 

 

 

Les classiques :

La Tour Pey-Berland : Incontournable, évidemment, en plus du plaisir de voir un beau bâtiment gothique et de celui (assez relatif) de se taper 233 marches. En tout, on atteint 50 mètres (pour une hauteur totale de 66 mètres), ce qui n'est pas bien terrible. Mais comme c'est dégagé tout autour, la vue est bonne, surtout sur l'hypercentre. Pour avoir une bonne idée de la structure de la ville et une vision très sympa du toit de la cathédrale.

Ouvert tous les jours. 5 et 6 € (Gratuit avec le citypass)

La Porte Cailhau : Ce ne sera pas le plus impressionnant, on ne va pas très haut mais s'il pleut, on a un toit. Et l'impression, par les fenêtres, d'être un peu chez soi et au Moyen-âge. « Appartement rustique avec vue sur la Garonne », ça le fait bien, d'autant que le bâtiment fut très longtemps habité par des gens comme vous et moi, jusqu'au 20e siècle. En tous les cas, un bon compromis « visite-vue » parce que le bâtiment a un charme fou.

Ouvert tous les jours de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. 3,5 et 5 € (Gratuit avec le citypass)

 

©Haaghun Photographie

La flèche Saint-Michel : un peu le même principe que la Tour Pey-Berland... en plus haut : 114 mètres au total (2e clocher de France, on aime bien ce genre de détail) mais on ne grimpe pas guère plus haut qu'à Pey-Berland : 235 marches. Mais mine de rien, la vue est différente : les courbes gracieuses de la Garonne font toute la différence. Ainsi que, dans un autre genre, l'introduction qui rappelle qu'on pouvait autrefois visiter les catacombes, souvenir impérissable des vieux Bordelais.

Petite anecdote qui tue : à la fin de la guerre, un homme est monté tout en haut pour y planter un drapeau tricolore. Il est resté anonyme. Avant facebook, on faisait des trucs pour la gloire...

Visite tous les jours du 01/04 au 31/10, 3,5 et 5 € (Gratuit avec le citypass)

photo : Eric Bouloumié

Pour un premier rendez-vous

La grande roue : si vous aussi, votre première copine vous a traîné à la Grande Roue des Quinconces, vous ne l'oublierez pas (votre première copine ET la Grande Roue). Évidemment, choisir plutôt après le coucher du soleil : avec les lumières de la ville, c'est plus beau et vous aurez plus de chances de dégoter une nacelle pour vous tout seuls.

Éviter les jours de grand vent si vous êtes sujet au vertige, pas la peine que le baiser se transforme en bouche-à-bouche. Mais l'impression de planer au dessus de la foule bruyante est grisante.

À la foire aux plaisirs, place des Quinconces, en octobre et en mars.

photo : Steve Le Clech

Le Pont Chaban-Delmas : avec son look de bateau, vous pourrez rejouer à Titanic, naufrage en moins. Le pont Chaban-Delmas est le plus haut pont levant d'Europe (encore le genre de détail qu'on aime bien à Bordeaux) mais il permet surtout de prendre un peu de hauteur pour admirer la façade des quais et la courbe garonnesque.

Dommage qu'on ne puisse pas rester sur le tablier quand il se lève mais la Métropole organise, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, des visites de l'un des piliers qui culminent à 77 mètres. Moins romantique mais plus exclusif, faut faire des choix.

Le belvédère de la Cité du vin : pour aller épater votre conquête, le belvédère de la Cité du vin permet de décentrer la vue, en regardant la ville depuis le nord tout en dégustant un verre en amoureux. De fait, la ville 18e devient une ville 20e et 21e siècle. Par contre, il faudra vous acquitter du billet de visite (20 €) avec un verre. Ça fait tourner la tête !

© Steve Le Clech Photos

Depuis la rive droite

Belvédère de Lormont : les plus belles vues sur la rive gauche sont... sur la rive droite, bien sûr. Si le parc des coteaux offre de nombreux jolis points de vue, le panorama depuis le parc de l'Ermitage à Lormont est celui qui ressemble le plus à un tableau.

En arrivant du haut du parc, on continue droit vers un belvédère où la végétation encadre naturellement un paysage. Dans ce panorama se mélangent la nature et l'urbain, un reste de colline boisé sur la gauche qui laisse la place aux immeubles, au fleuve puis à la ville. Pour une bonne photo déjà précadrée ou un tableau à l'ancienne.

photo : Pierre Planchenault

Tertre Panoramis : comme son nom l'indique, il y a longtemps qu'il est connu, non pour son druide gaulois mais pour sa vue qui a quand même un effet « potion magique ». On y arrive depuis Bassens en allant vers le domaine de Fantaisie. L'endroit est sauvage mais plus aussi perdu depuis que l'on y a installé un refuge péri-urbain. Surtout, c'est la vue la plus originale et variée : devant, le port de Bassens, à gauche, le pont d'Aquitaine, le nouveau stade et Bordeaux derrière et à droite, les première mini-falaises qui longent l'estuaire après Bourg sur Gironde. Bref, une curiosité...

Église Saint-Siméon : Derrière l'église de Bouliac, le petit bourg a encore des allures de village. Pour achever la visite depuis la rive droite : cette fois-ci, on aborde la vue par le sud, particulièrement prisée au moment du coucher de soleil. L'endroit est calme et bien bucolique. Si l’envie d’une nuit sur les « Hollywood Hills » de Bordeaux vous prend, offrez-vous une nuit à l’hôtel, et pas n’importe quel ! Le fameux Saint-James conçu par Jean Nouvel n’a pas pris une ride depuis sa réalisation dans les années 80. Clou du spectacle, les lits surélevés avec vue imprenable sur les vignes de la vallée de la Garonne.

photo : Didier Doustin pour Bordeaux Métropole

Parkings

Parking des hangars : ce n'est certes pas l'utilité principale des lieux mais le toit du parking des hangars permet une promenade différente entre la Garonne et la belle façade des quais. Loin des promeneurs et joggeurs, on peut profiter d'une vue dégagée sur les coteaux de la rive droite, des bois qui en couvrent les flancs sous les immeubles qui se dressent et, de l'autre côté, détailler les milliers d’éléments architecturaux dont quelques fenêtres « tordues » invisibles d'en bas.

Parking Victor Hugo : tant qu'à payer le parking autant profiter de la vue et se garer au dernier étage. De là, on ne domine pas vraiment la ville mais on nage vraiment au milieu d'un océan de toits dont on peut relever tous les détails. Une belle vue quand même sur celui de la Grosse Cloche et celui du lycée Montaigne. Mais aussi une multitude de petites tours ou de toits qui dépassent à peine eux aussi et que l'on loupe quand on est trop haut.

photo : Allfortof photographie

Les rooftops et terrasses branchés

Le rooftop du Mama Shelter : le plus international, le moins bordelais mais bon, la vue sur les toits est plutôt intéressante, même si le premier plan sur l'immeuble de Saint-Christoly gâche un peu. Relookée par l’atelier d’architecture King Kong et l’incontournable décorateur Philippe Starck, l’ancien bâtiment de la Régie du gaz et de l’électricité s’est transformé en hôtel « tendance ». Le bar-resto style beach bar, avec plancher en latte de bois, plantes en pot et chaises colorées rappelle l'ambiance du Bassin d'Arcachon et attire une clientèle jeune.

Ouvert tous les jours de midi à minuit quand la météo est favorable.

Le toit du Grand Hôtel de Bordeaux : Même s'il n'est plus nécessaire d'être client de l'hôtel pour y accéder, ça reste le toit le plus hype de la city. Avec son ambiance lounge, le Night Beach cultive un esprit Cap-ferret (amateurs de tongues, s'abstenir) et offre, surtout au moment du coucher de soleil, un panorama sublime sur les façades blondes de la ville 18e dont le bâtiment est presque le centre.

Tous les soirs jusqu'à 1 heure jusqu'au 18 octobre et jusqu'à 21 heures l'hiver. Fermé en cas de mauvais temps.

© Mama Shelter

Le rooftop de l'hôtel Radison Blu : pas besoin de louer une chambre, le bar du toit est ouvert à tous. Certes, la vue est moins imprenable, mais l’endroit est intéressant pour découvrir les constructions récentes des Bassins à flot. Entre l’impressionnante Base sous-marine, véritable monstre de béton, et la Cité du vin, on peut laisser errer son regard sur les horizons du Bordeaux contemporain.

Le Bar Wallace (celui du toit, l'autre c'est le Wellman) est ouvert du mercredi au dimanche de 18h à 2h.

Le rooftop de l'hôtel Mercure Cité Mondiale : uniquement pour les lève-tôt : le toit de l'hôtel est ouvert seulement pour les petits-déjeuners. Dommage, parce que c'est une des plus belles vues de la ville sur la courbe du fleuve, et depuis un quartier où l'on n'a pas souvent l'occasion de grimper pour l'admirer. Comme en plus les bâtiments qui l'entourent sont nettement plus bas, la vue porte au maximum. On peut toujours essayer de prendre le petit-déj’ plus tard ?

Ouvert tous les soirs 7/7 avec son bar éphémère du 15/07 au 25/08 , tous les soirs de feux d'artifice et tous les dimanches de juin à septembre avec son brunch.

La terrasse du restaurant Siman à la Bastide : dans ce qu'il reste de l'ancienne gare d'Orléans, c'est finalement le meilleur compromis visibilité-accessibilité-prix. On n'est pas très haut (l'équivalent d'un bon étage) mais on est face à la Garonne et à la façade historique des quais. Depuis la terrasse, c'est presque comme si on était sur son balcon perso... surtout pour l'inévitable brunch du dimanche.

Ouvert tous les jours.

©Alain Couturier

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