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Voyage au pays des matins calmes

Si vous êtes un.e habitué.e des salles de concert et caves de l’agglo et que le rock indépendant made in Bordeaux vous tient à cœur, il y a peu de chance que le nom d’Au pays des matins calmes vous ait échappé. Avec la sortie du second EP « Lame de Fond » en janvier 2018, un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire du groupe autour d’Allan Sainsain. L’auteur, compositeur et interprète nous explique pourquoi et dévoile un petit bout de son univers.

par Mélanie Tammeveski

le 13/04/2018

@m_tammeveski

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Au pays des matins calmes, ce sont les premiers mots d’une célèbre chanson d’Alain Bashung. Pourquoi cette référence à une pointure du rock français ?

Cet album est un chef d’œuvre ! Dans la chanson « Fantaisie militaire », il y a un double-texte et une multitude de métaphores qui permettent plusieurs lectures. J’adore l’idée qu’il y ait un sens caché dans un morceau et j’écris tous mes textes selon ce principe d’une double-lecture. Cela me permet d’évoquer des choses très intimes tout en me protégeant un peu.

Avec votre nouvel EP, pas mal de choses ont changé. Pour commencer, la langue !

Avec le recul, je me suis trouvé un peu absurde en anglais. Je ne suis pas un vrai bilingue et l’anglais m’a toujours permis de me cacher un peu. Si je fais de la musique, c’est pour chercher des choses en moi. Pour être le plus proche possible de moi-même et intègre dans ma démarche, il me semblait logique de chanter en français. Mais c’est un sacré challenge !  À partir du moment où l’on sort un album en français, on sait qu’on va se confronter à des maîtres et on se sent plus jugé. Ce n’est pas aussi bien que du Brassens, du Bashung, du Brel… Bref, on tend la joue pour prendre des claques !

photo : Bertrand Lafarge

On note aussi de nouvelles influences. La folk mélodieuse a laissé la place à un son plus rock, des sonorités électro et même quelques passages de rap.

Je viens de la scène rock bien pêchue, mais j’ai toujours écouté du rap. Je m’identifie plus à ces artistes par la langue, par leurs paroles. Je me suis aperçu qu’il y avait un grand décalage entre la musique que je faisais et les musiciens auxquels je m’identifie.

Tu as enregistré ton premier EP tout seul de A à Z. Fini le mode d’ermite pour Lame de fond ?

Le premier EP, personne ne l’a entendu avant sa sortie. Cette fois-ci, je me suis entouré des trois musiciens du groupe (Clément Bernardeau à la guitare, Ulrich Lemoine à la basse et Kévin Malfait à la batterie) et d’un ingénieur du son pour enregistrer l’album à l’Antirouille (salle de concert de l’association Rock et chanson). J’ai appris plein de choses dans ce travail en groupe, c’était une chouette expérience.

 

photo : Allan Sainsain

Dans tes chansons, tu racontes tes déambulations en ville, mais aussi la confrontation avec la nature. En quoi la ville peut-elle être une source d’inspiration ?

J’aime parcourir la ville à vélo. À Bordeaux, on peut traverser plein d’univers en peu de temps. Entre Saint-Michel et le Grand Théâtre, il y a plusieurs mondes ! Souvent, je m’arrête sur le pont Chaban-Delmas ou sur les quais pour voir défiler les gens. J’adore les observer et fantasmer sur leur destin. Que s’est-il passé avant leur rencontre et quelle est la suite de leur histoire ?

On va finir sur une note de nostalgie. Si tu pouvais rouvrir un lieu incontournables de la scène rock à Bordeaux, ce serait lequel ?

Je rouvrirais bien les portes de l’ancien Saint-Ex où je n’ai joué qu’une fois. C’était à l’époque où mon frère et moi écumions les salles et clubs de France avec notre duo desert-rock « And All Guns… ». On a joué devant deux personnes. C’était à la fois terrible et magique !

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La Playlist d'Au pays des matins calmes :

photo : Vincent Bengold

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