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Culture À voir

Sur les traces du rock bordelais

Retour sur 5 lieux mythiques, mais aujourd’hui disparus, qui ont marqué la scène musicale de Bordeaux, et lui ont donné son étiquette nationale de « ville rock ».

par Arnaud d'Armagnac

le 26/02/2018

@GoshImSoLazy

LE ZOOBIZARRE

Quand ? de 1997 à 2005

Où ? 58, rue du Mirail

En mêlant les disciplines artistiques et en les passant au crible de l’expérimentation, l’idée du Zoobizarre a donné lieu à un inventaire de toutes les formes d’expression de l’underground. L’exploit est que cette salle exigeante a su créer un lien avec son public curieux. D’un côté l’envie de ne pas se répéter, de l’autre la confiance aveugle en un lieu prescripteur. Derrière Alexandre Auché, on trouvait dans l’équipe une constellation de membres qu’on a vue ensuite chez Allez les Filles, au Festin ou à la tête du Saint Ex. Du beau linge.

L’anecdote. La fameuse première partie des Hives, alors groupe inconnu, où la ville entière jure avoir été présente, mais où il y a eu 17 entrées payantes.

Et aujourd’hui ? Le lieu n’a pas disparu pour autant, puisqu’après avoir abrité l’Heretic Club pendant de nombreuses années, la salle est devenue aujourd’hui le Void.

Illustration : Emilie Dupuch

LE JIMMY

Quand ? De 1961 à 2000

Où ? 68, rue de Madrid

Salle mythique s’il en est, le Jimmy vient toujours en premier quand on évoque l’âge d’or des concerts de Bordeaux. Un lieu « d’avant la révolution 2.0 », dont la légende n’a pu s’appuyer sur les réseaux sociaux et dont l’existence est donc aujourd’hui assez peu documentée visuellement. Quand la légende échappe à la documentation, elle n’a de fait plus de limites. Etc etc. On retient les souvenirs de furieuses déflagrations soniques comme des premiers pas du délicat Dominique A. On y a aussi assisté aux premiers concerts de l’asso Allez les Filles.

Et aujourd’hui ? Aujourd’hui le Jimmy abrite la maison d’un couple d’architectes, dans laquelle ils ont tenu à conserver le lieu d’origine intact

L’info en plus. L’enseigne lumineuse n’a pas disparue, elle est soigneusement gardée à l’Amicale Laïque de Bacalan

Illustration : Emilie Dupuch

L’INCA

Quand ? De 2001 à 2008

Où ? 28, rue Sainte Colombe

L’Inca était tellement ouvert en permanence que c’est à se demander s’il y avait une serrure sur la porte. Milos programmait en moyenne 3 groupes par soir 7 jours sur 7. Et comme le CBGB à New York, le lieu a tellement fait jouer les groupes locaux qu’il est indissociable de la scène bordelaise florissante de son époque. Sans aucune barrière de style.

On dit d’un restaurant qu’il est une « cantine » quand il représente une valeur sûre quel que soit le jour, l’Inca était probablement la « cantine » des salles de concerts bordelaises des années 2000.

Et aujourd’hui ? Milos programme des concerts avec son asso La Cassette, et sonde toujours l’underground, puisque de nombreux groupes enregistrent dans son Kitchen Studio.

Illustration : Emilie Dupuch

LE SON’ART

Quand ? de 2004 à 2009

Où ? 19, rue Tiffonet

Un club totalement dans la tradition britannique et une programmation au diapason : les Black Keys, Antony and the Johnsons, Stupeflip ou ce concert de Shannon Wright avec le public qui a été obligé de regarder le concert de la rue. Le caractère atypique du Son’art, c’était aussi sa situation « insulaire » à la Victoire, quand tout le quartier était une plateforme entièrement dédiée à la fiesta étudiante.

Backstage. Derrière la salle cosy aux dimensions humaines, on découvrait avec stupeur dans les loges un ancien hangar avec une hauteur sous plafond stratosphérique.

Et aujourd’hui ? La programmation continue puisque Organ'Phantom organise notamment le très cool festival Echo à Venir (septembre).

Illustration : Emilie Dupuch

LA SALLE DES FÊTES DU GRAND PARC

Quand ? de 1967 à 1991

Où ? 39, cours de Luze

La salle des fêtes du Grand Parc a accueilli des concerts jusqu'au début des années 90. Et pas n’importe lesquels, comme les Ramones en 1981, Iggy Pop en 1988 ou The Cure par deux fois en 1980 et 1981. Puis elle fut abandonnée pour une raison limpide : elle tombait en lambeaux.

Et aujourd’hui ? Le bâtiment est réhabilité et ouvrira de nouveau ses portes fin juin 2018. La mosaïque si caractéristique de la façade sera réhabilitée. La façade n’est pas classée mais le maître d’ouvrage a tenu à conserver l’aspect d’origine. Les 27 000 carreaux seront déposés pour être nettoyés avant d’être réinstallés à l’identique.

Illustration : Emilie Dupuch

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