5 raisons d’aller voir les spectacles du FAB cette année
par Mélanie Tammeveski
publié le 21 septembre 2026
modifié le 22 septembre 2026
L’automne a ses rituels immuables dans la métropole bordelaise : vendanges, migration des oiseaux, retour des courges au marché et des sorties champignons, … Et depuis onze ans, un autre rituel s’est imposé dans notre calendrier : le FAB, Festival International des Arts de Bordeaux Métropole. Du 26 septembre au 10 octobre, l’incontournable festival pluridisciplinaire investit rues, berges et forêts avec une ambition intacte : réunir tous les publics autour de propositions artistiques qui nourrissent l’imaginaire, font rêver et voyager.
Aérosculpture, french cancan version XXL, scènes mouvantes, hip-hop marocain, spectacles mi-danse mi-transe, acrobaties malicieuses… Autant de surprises qui ont piqué notre curiosité dans la programmation 2026. Décidément, le FAB n’a pas fini de nous étonner ! Voici 5 raisons (parmi tant d’autres) de ne pas en manquer une miette de ces deux semaines d’émerveillement, de surprise et d’effervescence artistique.

Parce que ce festival nous fait du bien
À l’heure où les extrêmes gagnent du terrain et où fractures et incertitudes façonnent notre quotidien, le spectacle, quelle que soit sa forme, a cette faculté rare de porter un message d’engagement et de rassembler autour de questions universelles : le vivre-ensemble, notre lien aux paysages, la tolérance… Chaque année, la programmation du FAB fait la part belle à la diversité des disciplines – théâtre, cirque, danse, performance, musique – et offre aux compagnies, locales comme internationales, un immense terrain de jeu pour de nouvelles expérimentations dans l’espace public. En réunissant autour de la création contemporaine, en créant des moments d’écoute, de rires et d’imagination entre artistes et spectateurs, le festival s’est imposé comme une fabrique à souvenirs et un amplificateur de joie collective.
Une fenêtre sur le monde
Tandis que les oiseaux migrateurs prennent leur envol, des compagnies venues des quatre coins du globe investissent la métropole : Ahmed El Attar (Egypte) , Hend Jouda (Palestine), Studio 8 (Jordanie), Shareef Sarhan (Palestine), ou la compagnie marocaine Chara, pour n’en citer que quelques-uns. « Le FAB a les pieds ancrés dans la métropole bordelaise tout en gardant le regard tourné vers le monde. Accueillir des artistes, c’est faire circuler les idées, » rappelle Sylvie Violan, Directrice du FAB. Ainsi, cette année, c’est tout naturellement que la Saison Méditerranée occupe une place importante dans la programmation avec des propositions fortes entre théâtre, poésie et musique.
Un festival à faire ensemble : l’esprit participatif au cœur du FAB
Au FAB, on ne vient pas seulement regarder, on vient faire. L’esprit participatif étant l’ADN même du festival, les artistes dialoguent avec les habitants et les visiteurs, brouillant la frontière entre scène et public. On peut ainsi défiler avec la compagnie ERd’O, manipuler des marionnettes géantes avec le Collectif Kahraba et la compagnie Basinga, restaurer une sculpture monumentale (Siamesis, la strandbeest de Theo Jansen), fabriquer des pâtes contre le fascisme avec Floriane Facchini ou encore écouter Ravel en ville avec l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine & Opéra Pagaï.

Quitter les sentiers battus et s’enforester
Et parce que l’aventure ne s’arrête pas aux limites de la ville, le FAB investit la forêt du Bourdieu, à Saint-Médard-en-Jalles. Ses 28 hectares deviennent un terrain de jeu à ciel ouvert pour des artistes dont les créations interrogent notre lien au vivant et nous invitent à porter un regard nouveau sur la nature. On y croise, entre autres, la compagnie belge Not Standing autour d’Alexander Vantournhout, ou Nacho Flores, artiste-inventeur espagnol, qui défie la gravité dans un spectacle aussi poétique que rôle. Pensez au bus express G pour y aller.
Une boum aux sonorités méditerranéennes pour finir en beauté
Reste une dernière raison, peut-être la plus joyeuse : l’iconique « FABoum » qui clôture le festival investit cette année le Bien Public, nouveau QG festif de la rive droite. A l’affiche de la FABoum (Saison) Méditerranée : le groupe TARAB, qui offre un tableau vivant de la musique arabe entre tradition et modernité ; Cristina Monet, dont le DJ set fait dialoguer les rythmes du Maghreb, des Balkans et du Moyen-Orient ; et Kurolo, qui enflamme le dancefloor avec son arabic house, avant un final club signé Bordeaux Open Air.

Impossible de citer toutes les propositions tant la programmation est foisonnante, à vous de la feuilleter pour profiter pleinement de cette 11e édition !