5 raisons d’aller voir les spectacles du FAB cette année
par Mélanie Tammeveski
publié le 21 septembre 2026
L’automne a ses rituels immuables : vendanges, migration des oiseaux, retour des courges et des champignons, … Et depuis onze ans, un autre rituel s’est imposé dans le calendrier : le FAB, Festival International des Arts de Bordeaux Métropole. Du 26 septembre au 10 octobre, l’incontournable festival pluridisciplinaire investit rues, berges du fleuve et bois de la métropole avec une ambition intacte : réunir tous les publics autour de propositions artistiques qui nourrissent l’imaginaire, font rêver et voyager. Sa colonne vertébrale s’articule autour de trois grands thèmes : suivre le fleuve et ses affluents, habiter la ville, s’enforester.
Voici 5 raisons (parmi tant d’autres) de ne pas en manquer une miette de ces deux semaines d’émerveillement, de surprise et d’effervescence artistique.

Parce que ce festival nous fait du bien
À l’heure où les extrêmes gagnent du terrain, où fractures et incertitudes façonnent notre quotidien, l’art a cette faculté rare de porter un message d’engagement et de rassembler autour de questions universelles : le vivre-ensemble, notre lien aux paysages, la tolérance… Avec sa programmation multisiciplinaire et ses compagnies à la fois locales et internationales, Le FAB est une merveilleuse fabrique à souvenirs collectifs. En réunissant autour de la création contemporaine, il crée des moments d’écoute, de rires et d’imagination entre artistes et spectateurs. En clair : un accélérateur de joie collective. Aérosculpture, french cancan version XXL en quête de record mondial, scènes mouvantes, hip-hop marocain, spectacles mi-danse mi-transe, acrobaties malicieuses…, décidément, le FAB n’a pas fini de nous surprendre.
Une fenêtre sur le monde
Tandis que les oiseaux migrateurs prennent leur envol, des compagnies venues des quatre coins du globe foulent le sol bordelais : Ahmed El Attar (Egypte) , Hend Jouda (Palestine), Studio 8 (Jordanie), Shareef Sarhan (Palestine), ou la compagnie marocaine Chara, pour n’en citer que quelques-uns. « Le FAB a les pieds ancrés dans la métropole bordelaise tout en gardant le regard tourné vers le monde. Accueillir des artistes, c’est faire circuler les idées, » rappelle Sylvie Violan, Directrice du FAB. Ainsi, cette année, c’est tout naturellement que la Saison Méditerranée occupe une place importante dans la programmation avec des propositions entre théâtre, poésie et musique.
Un festival à faire ensemble : l’esprit participatif au cœur du FAB
Au FAB, on ne vient pas seulement regarder, on vient faire. L’esprit participatif est l’ADN même du festival. Ici, les artistes dialoguent avec les habitants et les visiteurs, brouillant la frontière entre scène et public. On peut ainsi défiler avec la compagnie Erd’O, manipuler des marionnettes géantes (« La terre s’en va sous nos pieds »), restaurer une sculpture cinétique (Siamesis, la strandbeest de Theo Jansen), fabriquer des pâtes contre le fascisme avec Floriane Facchini ou encore écouter Ravel en ville avec l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine & Opéra Pagaï.

Quitter les sentiers battus et s’enforester
Et parce que l’aventure ne s’arrête pas aux limites de la ville, le FAB investit les 28 hectares de la forêt du Bourdieu, à Saint-Médard-en-Jalles. La forêt devient un terrain de jeu à ciel ouvert pour des artistes dont les créations interrogent notre lien au vivant et à la biodiversité et nous invitent à porter un regard nouveau sur la nature. On y croise, entre autres, la compagnie belge NOT STANDING autour d’Alexander Vantournhout, ou NACHO FLORES, artiste-inventeur espagnol, qui défie la gravité dans un spectacle poétique et drôle. Pensez au bus express G pour y aller.
Une boum aux sonorités méditerranéennes pour finir en beauté
Reste une dernière raison, peut-être la plus joyeuse : l’iconique « FABoum » qui clôture le festival investit cette année le Bien Public, nouveau QG festif de la rive droite. A l’affiche de la FABoum (Saison) Méditerranée : le groupe TARAB, qui offre un tableau vivant de la musique arabe entre tradition et modernité ; Cristina Monet, dont le DJ set fait dialoguer les rythmes du Maghreb, des Balkans et du Moyen-Orient ; et Kurolo, qui enflamme le dancefloor avec son arabic house, avant un final club signé Bordeaux Open Air.

Impossible de citer toutes les propositions tant la programmation est foisonnante, à vous de la feuilleter pour profiter pleinement de cette 11e édition !